Le rôle de l’enseignant pendant l’atelier
Fiche pratique générale
Le rôle de l’enseignant pendant les ateliers philosophiques est un sujet de débat. Plusieurs conceptions existent de la non intervention à l’interventionnisme. Nous proposons ici une voie moyenne : l’enseignant peut avoir un rôle d’aide, sans pour autant nécessairement couper court à une activité de réflexion des élèves.
1. Permettre aux élèves de penser par eux-mêmes tout en les amenant à progresser dans leur réflexion
Comment ?
- Une fois l’activité proposée, en n’intervenant toujours que dans un second temps, après avoir laissé les élèves s’exprimer ;
- En n’intervenant que pour faire rebondir la réflexion des élèves par des questions ouvertes, plutôt que de transmettre des éléments déjà prêts et achevés (d’où les questions proposées dans les fiches d’accompagnement pédagogique des grandes images de Pomme d’Api) ;
- En posant des questions en fonction de ce qui s’est passé dans la classe durant le premier temps, soit pour déclencher la parole si les élèves n’ont rien dit ; soit pour approfondir les notions qu’ils ont évoquées, et/ou pour élargir la modalité de la réflexion ;
- En prenant en compte la diversité des élèves. Tous les élèves n’ont pas nécessairement la même facilité ou la même habitude de parole. Sans les forcer à parler, l’enseignant peut cependant parfois solliciter les élèves qui ne parlent jamais, au risque sinon qu’ils pensent que c’est indifférent. Certains d’entre eux ont également plus de mal à se repérer dans ce qui est dit, il peut donc intervenir périodiquement pour faire une petite synthèse.
2. Organiser la prise de parole
Cela se fait souvent par le biais d’un bâton de parole. Certains utilisent le micro d’un magnétophone (avec fil long…), l’échange est ainsi enregistré, et réécouté à l’issue de la séance (l’enfant « s’entendra penser »…) pour parfois être commenté.
3. Permettre à chaque élève de ressaisir ce qui a été dit
En demandant un rappel collectif à la fin de l’échange, en demandant à certains élèves de rappeler ce qu’on a dit, en faisant une affiche, ou en faisant dessiner chacun… Ces éléments pourront être affichés dans la classe, ou à la sortie de la classe avec le support, et ainsi présentés aux parents (l’élève doit alors expliquer de façon informelle ce qui s’est dit).
4. Faire le lien avec la vie
On ne peut pas penser que tous les élèves donneront du sens à ce qui est dit durant l’échange. D’où la nécessité durant celui-ci de faire des liens avec la vie de la classe, puis durant la classe, à l’inverse, de permettre aux élèves d’identifier ce qui est fait avec ce que l’on avait dit.
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